Dans un article précédent, nous avons parlé de la posture et de la façon dont nous adaptons tous notre corps à nos contraintes.
Nous avions fini par mettre en avant la question suivante : « quelles sont ces structures que votre corps sauvegarde? Et pourquoi votre dos est-il majoritairement la victime de ces adaptations? » : Parlons du système viscéral!

Le système viscéral est un des principaux systèmes que notre corps va sauvegarder.

Tout simplement parce que notre corps met en place sa posture pour nous permettre d’assurer au mieux nos fonctions vitales. Les fonctions digestive, respiratoire, cardiaque, endocrinienne… Sont toutes permise par nos organes. Lorsque nous avons une contrainte sur l’un de ces organes, provenant d’un stress, de malnutrition, d’une émotion « non-digérée » et j’en passe, cela va entraîner une augmentation de pression sur cet organe.

Or, dans notre corps, toutes les fonctions de nos organes sont permises par les échanges qui se passent au sein de chaque cellules qui composent les tissus de ces organes. Il faut imaginer qu’en permanence, chaque cellule échange des informations, des nutriments, de l’oxygène…. Avec tout son environnement!
Néanmoins ces échanges sont dépendant d’un facteur clé : La pression.

Les pressions osmotiques et oncotiques dans les échanges tissulaires

Donc si un problème entraîne une augmentation de pression sur l’un de vos organes, ces échanges ne se font plus aussi efficacement! Et si c’est échanges ne se font plus, les cellules ne seront plus capable d’assurer leurs fonctions et votre organe ne pourra pas fonctionner correctement. Or ces organes sont nécessaire à notre survie, le corps va alors changer toute sa posture (en utilisant nos muscles) pour diminuer la pression autour de cet organe et lui permettre de retrouver une pression équilibrée.

Le stress, la malnutrition et les émotions sont des facteurs extrêmement important dans notre société et entraînent énormément de contraintes sur nos organes. D’ailleurs, ne dit-on pas : « C’est viscéral » pour parler de quelque chose qui nous touche émotionnellement et profondément? Le verbe « Digérer » vient essentiellement des racines « Dire » et « Gérer », la digestion est un acte qui passe par la gestion de ses émotions qui eux-mêmes dépendent de nos événements passer.

On peut imaginer qu’au delà de la simple symbolique que nous posons sur les organes de façon empirique, que chaque émotion entraîne une réaction nerveuse particulière et une respiration particulière. Ces respirations sont permit par notre diaphragme sous lequel nos organes sont « suspendues » et de son mouvement dépend le bon mouvement, la bonne circulation, le bon équilibre de pression de nos organes. Donc suivant l’émotion que nous allons subir, notre corps adoptera une posture et une respiration qui se répercutera sur un organe en particulier.

Le rapport somato-émotionnel viscéral

Tout ceci tend à mettre en lumière l’importante relation qui unie vos émotions, votre vécu et ce que vous êtes avec votre système viscéral et pourquoi notre corps se met dans une posture particulière pour soulager ce système.
Mais pourquoi notre dos souffre t-il? Parce que… J’ai rarement mal au ventre mais souvent mal au dos!

Dans un premier temps, notre système viscéral est richement innervé (il possède beaucoup de nerfs pour son fonctionnement), cependant il ne possède que très peu de voies nerveuses qui lui permettent d’exprimer la souffrance et donc la douleur. Certains organes sont sensible à l’étirement par exemple, c’est pourquoi les gaz sont souvent douloureux, mais beaucoup d’autres souffrances n’apparaissent pas aussi clairement.
Par contre, notre système viscéral est plus qu’intimement lié à notre colonne vertébrale qui elle, par le biais des muscles qui l’a mobilise, possède de nombreuses voies nerveuses pour nous faire souffrir. Il existe deux liens particulièrement important qui les relient : Premièrement, leurs attaches mécaniques.

Nos viscères s’attachent sur la colonne vertébrale, ce sont des attaches comparable à des nappes très fortes de tissus, comme d’énormes ligaments. Car si pour nous le mot d’articulation se résume à notre genou, notre coude etc… Le système viscéral possède énormément d’articulations, glissant les uns sur les autres et s’articulant avec toutes ces attaches et ligaments.

Attaches du système viscéral sur la colonne vertébrale

Donc quand notre système viscéral va être sous contraintes, il va venir tirer sur notre dos qui en plus, est déjà entrain de changer notre posture pour soulager ces mêmes contraintes. Car notre corps préfère que nous ayons mal au dos, plutôt que notre organe ne fonctionne plus et que nous… Mourrions. Notre corps a besoin de ses organes vitaux et n’envisage pas la transplantation ou la chirurgie car il réagit de façon naturelle pour la survie de notre espèce.

Aussi, nos viscères sont dépendant de nos diaphragmes comme nous l’avons dit précédemment, que sont par exemple notre diaphragme thoracique ou notre périnée. La pression exercé sur un organe entraîne une pression sur notre diaphragme qui s’accroche devinez où? Sur notre dos. Une raison de plus pour que notre dos souffre suite à ces contraintes « viscérales » dans tout les sens du terme.

Dans un second temps, nos viscères sont reliés nerveusement à notre colonne vertébrale. C’est à dire que les nerfs qui servent à faire fonctionner notre système viscéral sortent de notre colonne vertébrale. Et nous nous sommes rendu compte que, quand un viscère fonctionne mal, le nerf qui s’en occupe doit « travailler plus » et que ce travail entraîne une contrainte supplémentaire sur la partie de notre colonne qui abrite le nerf en question.

C’est cet ensemble de facteurs qui font que nous ayons aussi facilement mal au dos. Notre dos est notre soutien, il soutient notre quotidien et les émotions qui en découlent et quand notre corps n’arrive plus à gérer toutes ces contraintes quotidiennes accumulées, il souffre / vous souffrez.
Un simple petit « faux-mouvement » est la partie visible de l’Iceberg et doit vous alerter car votre corps vous parle et vous demande de l’attention, écoutez le.

Nous mettons l’accent sur différents points qui semblent se croiser et s’accumuler. Mais il faut bien comprendre que le corps humain est une extraordinaire machine qui ne fonctionne pas segment par segment. Nous avons besoin en tant qu’être humain, de segmenter le savoir pour comprendre un ensemble qui nous dépasse. Mais pensez bien que votre corps travail dans une unique et merveilleuse globalité.

Dans un prochain article, toujours dans cette continuité et en essayant de faire comprendre le principe de globalité, nous mettrons en lumière le lien entre votre peau, votre voûte plantaire et tout ce qui a été dit dans les deux articles précédents!

Florent VITURET Ostéopathe D.O. à L’isle sur la Sorgue et à domicile dans le Vaucluse
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